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La restauration de tableaux

La restauration de peinture est l'une des spécialités de nos ateliers.

Que ce soit sur bois ou sur toile, nous élaborons des protocoles de restauration dans le respect de l'œuvre pour lui redonner son l'éclat d'origine et la possibilité de continuer à traverser les années sans encombre. 

 

L'analyse, le constat d'état et le diagnostic sont les trois premiers réflexes systématiques avant d'effectuer quelque rénovation que ce soit. Le passage d'un tableau sous lampe UV est obligatoire afin de repérer les surpeints, les repeints, l'épaisseur, l'étendue et la nature des mastics et vernis utilisés.

Viennent ensuite les essais de solvants qui confirmeront la nature de la peinture et le bon traitement à adopter.

Une multitude d'étapes peuvent vous être proposées selon l'état de votre œuvre peinte. Nous vous décrivons ci-après et de manière non exhaustive les différents gestes auxquels une peinture peut être sujette :

L'étape du nettoyage

Le nettoyage va du simple dépoussiérage mécanique à l'aide de pinceaux et de brosses jusqu'au nettoyage chimique.

Après vérification du médium utilisé (huile/ acrylique /tempéra) et selon l'état des peintures, nous pouvons nettoyer les tableaux peints avec de l'eau distillée, déminéralisée, agrémentée de tensioactif ou avec d'autres solvants tels que l'éthanol, l'essence de térébenthine, le White Spirit.

La salive (et ses enzymes) est aussi un bon moyen pour nettoyer les peintures mais pour éviter l'apport de bactéries sur la surface picturale, nous utilisons de la salive synthétique composée d'un mélange de citrate d'ammonium et de citrate de sodium avec l'ajout ou non de mucine (émulsifiant) en poudre.

Les solutions choisies peuvent être appliquées en gel, ce qui le laisse le temps aux produits d'agir selon le degré d'encrassement.

L'allègement des vernis

Après le décrassage, le tableau peut avoir besoin d'un allègement de vernis. 

L'opération s'effectue en douceur avec un solvant ou un mélange de deux/trois d'entre eux et en petites zones organisées en lignes horizontales.

Selon l'année d'exécution de la peinture, les vernis employés ne sont pas les mêmes et ne vieillissent pas de la même façon : résines naturelles, synthétiques, molles ou dures devenant avec le temps jaunes, rousses, brunes ou grises... nous renseignent sur le protocole de nettoyage à suivre.

L'élimination des surpeints

Le réseau de craquelures observées aux ultraviolets lors de la première analyse du tableau sont un repère de changement de comportement de la peinture et ce changement est dû à une transformation de la matière. Les surpeints ou repeints peuvent être repérés de cette manière. Les essais de solvants nous renseigneront sur la nature de ceux-ci.

L'élimination des mastics

Lors de cette étape de nettoyage, le protocole reste le même car la précaution est de mise. Définir la nature du mastic sera primordial à son élimination dans les règles de l'art. Un mastic fait de colle de peau et de blanc de Meudon sera éliminé par gonflement par humidification locale à l'eau chaude, tandis qu'il sera plus prudent d'éliminer un mastic synthétique de façon mécanique, à l'aide d'un scalpel.

Le refixage des peintures

Cette étape consiste à redonner de la cohésion à la couche picturale ou entre la couche picturale et son support. Elle rentre généralement dans un protocole de restauration de tableau complète et peut intervenir selon le degré de dégradation de la peinture avant même le nettoyage de celle-ci.

Les principales causes de décohésion de la couche picturale sont le vieillissement des matériaux d'origine entraînant leur affaiblissement et pouvant entraîner des cloques, pulvérulences ou des écaillages de peinture. Selon le diagnostic, le refixage peut s'effectuer sur l'envers ou l'endroit du tableau.

Colle de peau, colle d'os, fiel de bœuf, cire-résine, résines thermoplastiques, papier japon, mélinex, intissé, spatules chauffantes sont des produits et outils que nous utilisons pour refixer et consolider les couches picturales.

Le masticage

Une fois la question du support résolue (rentoilage, parquetage, nettoyage, refixage de la couche picturale), les pertes de matières sont comblées au mastic. En générale, nos restaurateurs utilisent des enduits à base de blanc d'Espagne et de colle de peau qu'ils appliquent à la spatule et poncent après séchage.

La retouche

La retouche esthétique fait partie des étapes de restauration spectaculaire dont peut bénéficier un tableau. Cette réintégration chromatique est l'étape par laquelle l'image retrouvera son entièreté. Elle se compose généralement d'un mélange de pigments et de vernis à retoucher et se pose suivant le résultat désiré. La plupart des retouches que nous effectuons sont invisibles mais il existe d'autres façons de poser une couche picturale, toujours dans le plus grand respect de l'œuvre.

La teinte de base

certaines peintures très lacunaires peuvent se contenter de la pose d'une teinte de base se rapprochant le plus possible des couleurs d'origine sans détails de composition pour ne pas réinventer ce qui n'existe plus. Ainsi l'article 9 de la Charte de Venise, rédigée en 1964 par Cesare Brandi est scrupuleusement respecté  (...) "la restauration s'arrête là où commence l'hypothèse" (...) 

Le tratteggio

la retouche consiste en la juxtaposition de fines lignes rigoureusement droites, verticales et parallèles donnant l'illusion d'une complémentarité esthétique.

Le puntinato

ou pointillisme, est une méthode utilisant la juxtaposition de petits points de couleurs différentes donnant à la retouche une profondeur et une vibration. 

La retouche illusionniste

c'est le travail du restaurateur insoupçonnable à l’œil nu par l'exacte imitation de la couleur, du degré de brillance ou de matité et de l'empâtement des retouches d'origine.

Pour une estimation du coût de la restauration d’une peinture, il suffit de cliquer sur « Devis en ligne » et de renseigner les informations nécessaires à l’établissement d’un devis.

N’oubliez pas d’ajouter des photos ainsi que les dimensions de l’œuvre et nous vous répondrons sous 48 heures.

 

Palette de retouche

 

Le rentoilage et le parquetage

Quand une toile peinte est déformée, gondolée, déchirée, un rentoilage est nécessaire pour retrouver une planéité. Cette étape consiste en un doublage de la toile d'origine par une toile neuve en lin, coton ou jute selon les cas, collés à la colle animale ou à la résine acrylique par exemple, maintenue par aspiration sur table à vide ou tendue sur un châssis de rentoilage.

Le rentoilage n'est pas une étape nécessaire si la toile est en bon état et que seuls les bords sont abîmés. Dans ce cas, la pose de bandes de tension sur les quatre côtés suffit et permet la nouvelle mise en tension du tableau sur un nouveau châssis.

La nouvelle planéité ainsi retrouvée permet les étapes de masticage et de retouches. 

Dans le cadre d'une peinture sur bois, un parquetage, fixé à l'arrière du tableau et composé d'un quadrillage de lattes de bois fixes et mobiles permet à l'œuvre de corriger sa possible déformation concave ou convexe due à la transformation des fibres du bois selon l'hygrométrie et la température ambiante.

 

Constat d'état d'un rentoilage à effectuer

 
 

Écaillage de la couche picturale avant masticage